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Les déchéances du Paradis et des Enfers (Rhyder)

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Syria Wings
& Devisla Prof d'Histoire Humaine et Démoniaque
Mar 30 Jan - 19:11
Les déchéances  du Paradis et des Enfers se rencontrent


Sa force dévastatrice emplit peu à peu l'atmosphère alors que les rayons sadiques frappent contre les vitres dans un dessein des plus malsains. À l'intérieur, les corps commencent à s'affaisser tandis que les gorges déjà assoiffées émettent des râles agonisants surjoués.  Les nuages d'un blanc immaculé décorent le ciel d'un bleu étincelant comme pour mieux narguer les âmes tourmentées, aucune goutte de pluie ne vient ternir leur pureté.

Une légère brise d'air frais traverse de temps à autres le parc surplombé de milles couleurs sans donner de réel réconfort aux rares esprits fous osant s'aventurer au dehors avant de courir se réfugier sous la rare ombre de l'intérieur des bâtiments imposants sous le jeu vicieux du dieu solaire. La canicule atteint son apogée en ce jour d'été indien alors que les quelques âmes osant mettre un pied dehors sont immédiatement terrassées par ces folles températures.  

Les corps s'amassent dans l'établissement dans le fol espoir d'échapper au doigté phénoménal du frère d'Artémis, déesse de la chasse associée à la lune a contrario de son jumeau. Les murs et les couloirs ne forment plus que des boucliers dérisoires face à son extraordinaire pouvoir sur le jour. Un sourire carnassier étire son visage olympien d'une perfection inégalée alors qu'un rire follement amusé s'échappe de sa gorge à la manière d'un enfant riant aux éclats.

Les oiseaux n'osent plus emplir le parc de leur mélodie enchanteresse, les becs et les gosiers contrôlés par le malsain plaisir du fils de Zeus. La sécheresse déforme le paysage dont le monde a de quoi être si fier en de trop rares instants.  Les feuilles des arbres perdent de leur éclat vert alors que les fleurs multicolores baissent la tête comme pleines de rêves que le sol leur offre l'eau et la fraîcheur tant attendue. Les racines craquantes semblent vouloir s'extirper de sous leurs massifs propriétaires à croire que la canicule des réseaux souterrains est tout aussi insupportable que celle brillante à la surface.

Sous les serres et dans les jardins, les fleurs et plantes se meurent malgré le puissant acharnement de la personne professionnelle en charge des lieux pleurant de désespoir sur ces derniers jours cruels où Apollon s'est déchaîné sans vergognes.  Les corps de la flore s'affaissent les uns à la suite des autres dans un jeu de sniper lent mais ô combien terrifiant alors que tous puisent dans leurs dernières ressources pour ne pas tomber aux bras de la faucheuse, attendant avec fébrilité le fol espoir du miracle de neige.

Les rarissimes places à l'ombre des arbres autrefois majestueux accueillent des dizaines d'animaux de tout poils, plumes et autres cornes. Les volatiles ont l'infime chance d'arriver à se dissimuler sous l'épais feuillage alors que les rongeurs se reposent au sein même des troncs sans jamais enrayer la puissance caniculaire des rayons. Renards, cerfs, loups et autres mammifères s'amassent aux pieds des racines sans que l'instinct de la chaîne alimentaire ne vienne perturber leur réunion normalement impossible, tous souffrant du sadisme divin.  

À quelques pas de là, le petit cours d'eau, ressource indispensable de la forêt environnante, recherche désespérément la moindre trace de liquide en son lit quasiment desséché sous l'effet de la puissance caniculaire de ces derniers jours. La nature semble presque se métamorphoser en un aride désert saharien à la différence de l'inhabituelle sur-présence animale la distinguant des paysages africains.

Soudainement, les yeux anesthésiés par la chaleur se rouvrent lentement alors qu'une fine silhouette se détache de ce paysage sans vie propre. Toute vêtue de blanc, elle avance avec la grâce d'une danseuse, les pieds effleurant à peine l'herbe sèche tant les pas sont légers. La finesse du tissu caresse l'atmosphère chaleureuse pour s'en imprégner avec une infinie douceur.    

De longs cheveux couleur de neige immaculée descendent magnifiquement dans don dos avec une coiffure lissée à la perfection sas aucun artifice, se tenant droit et légers à la manière d'une cascade hypnotisante au débit impressionnant. Ses mèches immaculées contrastent avec sa peau naturellement halée par le soleil dans un bronzage parfait. Une tresse délicate traverse le sommet de son crâne alors qu'une rose blanche orne sa tempe droite dans un dessin ensorcelant. Une étoile blanche à quatre branches s'accroche sur son côté gauche avec mille majestés.

Un nœud blanc entoure son cou alors qu'un pendentif agrémenté d'une pierre précieuse d'émeraude véritable brille au sommet de sa poitrine. Ses seins ronds et généreux se dissimulent sous un bustier blanc aux rebords violacés. Les manches chatoyantes glissent sur ses bras frêles alors qu'une petite jupe rattachée au reste de la robe couvre délicatement ses cuisses bien formées. Ses jambes fines de danseuse portent des semblants de bas de couleur blanche alors qu'une légère façade de tissu violet entoure le haut de ses membres en une couture magistrale. Sur son épaule gauche, un chaton au pelage gris clair repose, sa petite tâte affaissée de faiblesse sur la peau de sa maitresse, sa langue râpeuse cherchant de l'eau avec l'énergie du désespoir.

Une douce aura s'échappe d'elle avec une infinie innocence jamais égalée. Un tendre sourire flotte sur ses lèvres rosées alors qu'une bassine vide valse joyeusement entre ses mains. À son passage, les miracles se succèdent en un rythme effréné dans un spectacle d'une splendeur inouïe. Les pétales multicolores des fleurs éclatent de santé et de vigueur comme pour mieux provoquer leur ancien bourreau le bel Apollon. Les racines récupèrent leurs forces habituelles alors que les feuilles se colorent de nouveau d'un vert vif.  

La sécheresse de l'herbe s'estompe pour lui redonner sa teinte verdoyante aux brins retrouvant le sourire sous cette canicule divine. Des dizaines de fleurs et plantes aux teintes multiples naissent à chacun de ses pas pour créer un tableau d'une extraordinaire beauté que les plus grands noms de la peinture n'auraient jamais pu reproduire fidèlement.

Sous les serres et au sein des jardins, la faune mourante s'offre une nouvelle existence alors que la vie reprend ses droits sur chaque millimètre de nature que la haute chaleur avait ravagé. Les couleurs éclatantes feraient pâlir l'olympien responsable lui-même tandis que son instinct immortel lui souffle de ne plus s'amuser à son petit jeu sadique

Au cours des derniers jours, personne n'a pu échapper à la déchéance du paysage sous cette canicule ardente des plus excessives si bien que la prochaine créature humanoïde qui osera s'aventurer en ces lieux ne pourra que remarquer l'extraordinaire résurrection. Encore une heure auparavant, la mort se faufilait partout à la recherche des derniers soupirs végétaux et animaux sans jamais y parvenir.  

Arrivée au cours d'eau en grande souffrance, la jeune femme à l'allure candide se contente de le fixer avec une innocence inouïe. Forcé de reconnaître la tendre puissance de sa frêle adversaire de neige, le frère d'Artémis abandonne la partie dans un léger soupir contrarié. Les autres dieux et déesses ne tarissent pas d'éloges à son sujet, n'est-elle pas décrite comme étant l'enfant spirituelle de la nature tant elle respire la générosité et la bienveillance à son égard ? Les autres divinités ne lui pardonneront jamais d'avoir prodigué du mal à l'adolescente aux cheveux de neige, réparatrice du monde que les êtres humains et humaines s'amusent à détruire par pur égoïsme. Sa jeune rivale affaiblie par une fièvre, il en a profité pour offrir une canicule en en exagérant la puissance sans réellement penser aux conséquences sur le long terme.

Tendant un doigt fin en direction de la rivière assoiffée, un flot aqueux s'en libère soudainement pour recouvrir tout le lit desséché dans une douce délivrance. Les plantes aquatiques et autres habitants à écailles s'engorgent de nouveau de vie après des heures de désespoir où la survie ne se jouait qu'à de minces filets d'eau.

S'agenouillant sur la berge, elle remplit sa bassine de l'eau salvatrice avant de se relever lentement en tenant le précieux contenant avec précaution et veillant à ce qu'aucune goutte ne lui échappe. La force incommensurable de l'eau elle-même semble se calmer comme entièrement dévouée à sa tendresse. Son poids s'affaisse anormalement pour la soulager d'un lourd fardeau sur ses muscles frêles.  

Les nombreux animaux amassés à l'ombre se perçoivent enfin à sa vue alors que l'envie de sommeil s'éteint soudainement à son arrivée. Leurs yeux brillent d'un fol espoir alors que tous se relèvent péniblement, les membres ankylosés et affaiblis, lorsqu'elle dépose son présent au milieux d'eux et d'elles sans aucune peur. Omnivores, herbivores et carnivores se précipitent volontiers sur cette eau tant désirée pour la laper avec mille plaisirs, leurs gosiers assoiffés devenant un mauvais souvenir dans le lointain.

Quelques secondes suffisent pour vider rapidement la bassine avant que la jeune femme ne tende doucement un doigt pour que le miracle opère de nouveau. L'eau remplit le contenant et soulage les âmes meurtries par la chaleur dans une image insoutenable aux personnes à la foi la plus fervente ne pouvant accepter qu'ne être au physique aussi étrange puisse détenir de tels dons.

S'asseyant au milieu de la faune sauvage sans aucun signe extérieur de stress ou de peur, elle aide même les créatures les plus affaiblies à se repaitre. Lapereaux, louveteaux, renardeaux et autres petit volatiles passent tendrement entre ses mains alors que ses gestes sont empreints d'une infinie douceur. L'eau apparait entre ses doigts fins pour couler petit à petit dans leurs légers gosiers réclamant à boire sans prendre le risque de les étouffer par un surplus de liquide arrivée trop rapidement dans leurs corps.

S'entaillant légèrement la jambe, elle laisse même les loups et renards se nourrir de son sang leur offrant la vigueur nécessaire à leur état habituel après tout ce temps sans quasiment rien à se mettre sous la dent. Respectant infiniment cette offrande, les canidés ne lui offrent aucun mal pour se contenter de lécher quelques gouttes en partage et désireux de ne jamais blesser celle qu'ils adorent par dessus-tout.

Le corps adossé au tronc et les yeux fermés, la jeune femme est portée par la douce chaleur l'entourant. La canicule semble même se calmer par sa simple présence et la brise fraiche revient volontiers fouetter l'atmosphère sans fuir après quelques secondes de bienfaisance. Son esprit relâche la pression de ces derniers où, enfermée dans sa chambre, elle luttait contre une fièvre féroce l'empêchant de rendre visite à sa faune et flore adorées.

L'imprudente âme s'égarant dans le coin pourrait penser qu'elle va être dévorée d'un instant à l'autre avec tous ces carnivores à ses côtés se régalant des quelques gouttes de sang coulant de ses jambes bronzées. Néanmoins, le calme et l'innocence sont de mise au sein de cette étrange réunion d'animaux de tous les genres. Les parents ne craignent pas de confier leurs bébés entre ses mains et ces derniers ne présentent aucun signe d'apeurement.
Qui est donc cette mystérieuse jeune femme aussi proche de la nature qu'aucun être ne pourrait l'espérer même dans ses rêves les plus fous ? Monde, joli monde, révèle le charme de tes réponses sans jamais te lasser.

ft. Rhyder M. Uartemandia
©️ Skaemp


PS : L'image de la description de Sisi se trouve sur ma fiche de présentation ^^


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