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Deux créatures divines de la nature peuvent-elle se lier ? [Syria / Amaterasu]

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Syria Wings
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Sam 17 Mar - 12:07
Deux créatures divines de la nature peuvent-elles se lier ?
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Monde, joli monde, tourne encore et encore pour ne jamais lâcher de tes yeux éternels la silhouette immaculée que ton cœur chérit tant. Que ta compagne la nature couvre de votre amour ce corps si délicat aux pensées les plus pures sans jamais vous en lasser. Exquise des sourires de politesse alors que ta demande de chaleur traverse les oreilles du bel Apollon. Admire l’espace d’un instant ses muscles saillants alors qu’il s’attelle à son char du soleil avec minutie. Écoute son doux rire empli de confiance alors que ses fidèles chevaux filent comme le vent à travers le ciel d’azur.

Les thermomètres s’affolent en zone sanguine alors que les âmes assoiffées parcourent les couloirs dans une démarche lente d’êtres à l’agonie. L’eau salvatrice parcourt les gorges en un soulagement temporaire avant que la canicule ne torture leurs peaux sensibles. Les gémissements emplissent l’atmosphère en un chant de désespoir alors que les enseignants et les professeures ne rappellent les élèves à l’ordre en leurs classes fermées pour garder une cascade libératrice de fraîcheur en leur sein.

Lorsque le lourd clocher sonne l’heure du déjeuner, les ombres s’entassent en une course folle pour gagner la première tant espérée au rang de la cafétéria ou de la cantine de l’établissement gagné par la chaleur. Les bavardages piaillent à travers les murs en un joyeux capharnaüm alors que le personnel a toutes les peines du monde à calmer les âmes surexcitées par la canicule quand leurs propres corps en souffrent avec mille ardeurs. Les plats chauds sont délaissés au profit des salades froides et autres pains garnis alors que les mâchoires engloutissent à n’en plus finir.    

Les quinze coups du milieu d’après-midi résonnent avec précision alors que le silence s’installe définitivement au sein du bâtiment aux murs blancs. Les classes reprennent le travail tant bien que mal sous l’effet de cette journée littéralement écrasante. Les couloirs sont vides de toutes âmes imprudentes avant qu’un grain de sable ne vienne perturber cette harmonie muette des plus reposantes.

La porte coulissante de la cafétéria s’ouvre en un dessin de discrétion avant que la fine silhouette ne s’engouffre à l’intérieur sans que des yeux curieux ne l’attrapent en flagrant délit. Le sol fraîchement nettoyé accueille ses pas aussi légers que l’air alors que ses pieds osent à peine le frôler comme épris d’une grâce infinie. La pièce ténébreuse s’illumine soudainement d’un éclat solaire sous cette présence divine tandis que son allure vide s’extasie de l’unique existence régnant en son sein.

Les tables et les chaises entassées sur ces dernières semblent presque vouloir s’écarter à son passage si la vie leur avait été permise. Les machines ronronnantes aux fonctions inconnues se taisent en un dessin de respect infini tandis que l’ombre immaculée avance avec mille grâce suivie par une forme agile aux contours orangés.

Les longs cheveux couleur de neige tombent en une cascade de magnificence dans son dos comme pour mieux le couvrir de leur beauté éclatante. Naturellement lissés à la perfection, une fine tresse traverse son crâne à l’horizontale avant de se terminer par la tendresse d’une rose blanche en guise de pince. Un fin ruban violet trône au dessus de son oreille gauche pour finaliser la délicate coiffure. Une étoile à quatre branches à la teinte lactée orne sa tempe droite en une peinture aux mille candeurs.

Sa peau naturellement hâlée par le soleil s’éclaire de douces lèvres rosées aux fantasmes interdits alors que ses oreilles taillées comme ceux d’une créature elfique bougent avec élégance comme pour mieux capturer le moindre son environnant.

Un nœud crème entoure son cou alors qu’un pendentif serti d’une véritable pierre d’émeraude repose au dessus de sa poitrine des plus généreuses. Ses seins ronds sont délicatement attrapés en un tissu blanc aux rebords violacés cousus en une légère dentelle. Les manches chatoyantes tombent avec grâce sur ses bras frêles  alors que son buste s’affine en une taille de guêpe toute juste couverte par sa robe au tissu aérien. Une petite jupe termine le majestueux vêtement en cachant ses cuisses quasiment inexistantes. Des semblants de bas blanc aux rebords violacés montent le haut de ses jambes de danseuse alors que ses pieds s’ornent de ballerines à la teinte lactescente.

Les rayons solaires filtrant à travers les volets fermés percutent douloureusement son regard mi-clos avant de littéralement s’en détourner en un jeu de miroir réfléchissant des plus effrayants. Un tout petit chaton au pelage d’argent et blanc repose paresseusement sur son épaule gauche alors qu’un majestueux renard roux trône à ses côtés avec mille majestés. Son aura à la fois calme et menaçante contraste avec ses délicats yeux couleur océan à s’y noyer et détonne avec celle immaculée d’innocence de la jeune femme.

Personnification de la candeur à l’état pur, ses yeux à demi-fermés déchiffrent l’alphabet anglophone tracés artificiellement à même les lourds panneaux accrochés aux murs. Les mots et les chiffres dansent en son esprit perdu par l’incompréhension. Savoir lire les signes est une compétence, les comprendre en est une autre bien plus complexe à ses connaissances.

Férue de fruits et de légumes, elle n’en attrape que de très rares traductions à travers le méli-mélo de termes inconnus au bataillon. Que sont les « pizzas », « cheeseburgers » ou les « spaghettis bolognaise à la sauce hachée ou végétarienne » dont se targuent les affiches métalliques ? Penchant la tête sur le côté, elle s’assoit à même le sol propre alors que ses pensées se perdent en une cascade d’incompréhension.

Sa protectrice lui a bien conseillé de se rendre en ces lieux de dégustation après la fermeture officielle afin de ne pas se confronter à la foule ambiante provoquant mille terreurs en son âme. Lui confiant un peu de ce qu’elle nomme « argent », elle lui a demandé d’attendre la cheffe du service mise au courant de la situation par ses soins. En ce jour d’absence de son cher cousin, celui qu’elle adore de tout son cœur, elle lui préparera un plat en fonction de ses convenances sans qu’elle ne soit forcée d’affronter la masse grouillante des élèves. Sage et douce, l’adolescente aux cheveux enneigés a obéi en dépit de la panique gagnant son cœur.

Sa bienfaitrice démoniaque lui a promis de se rendre auprès d’elle si jamais la situation tournait à la crise d’angoisse mais à cette heure-ci, ses élèves doivent l’accaparer au sein de son cours d’Histoire humaine et des créatures magiques. Elle ne peut se permettre de la déranger aussi facilement à moins d’une raison valable et urgente comme ses courantes attaques de panique. En dépit de son attente des plus calmes, l’employée désignée par sa gardienne ne vient toujours pas alors que l’heure tourne à la pendule à un rythme frénétique des aiguilles tocantes.

Ses mains délicates fermées en poing s’ouvrent en laissant découvrir un amas de cercles argentés ou dorés tombant sur le carrelage en une douce musique. Les petits chiffres gravés sur l’une des faces virevoltent en ses pensées perdues, elle a bien appris à compter mais ne connait rien au système de « monnaies » dont lui parle parfois sa gardienne infernale et encore moins aux « échanges d’argent » régissant le monde terrien.

Assise à même le sol, ses petits doigts jouent avec les ronds métalliques sans savoir qu’en faire, la tête penchée sur sa droite et les yeux à demi-clos. Studieux et sérieux, le renard se pose à ses côtés avec majesté alors que le chaton ronronne dans son tendre sommeil.

Derrière la porte fermée à clefs donnant sur l’extérieur, un étrange groupe patiente. Les plumes et les poils s’amassent en une réunion animale des plus inquiétantes. Quelques cervidés mâles et femelles sont dissimulés dans l’ombre du bâtiment alors que les oiseaux occupent allègrement les gouttières du toit en une parfaite rangée. Blaireaux, écureuils et autres mammifères se nichent discrètement à travers les arbres plantés juste à côté de la cafétéria.

Au devant de la porte, un loup majestueux pose en un dessin de mille menaces. Son pelage blanc n’a rien à envier à celui des ours polaires alors que ses yeux bleus luisent de danger, ses babines recourbés en des crocs éclatants prêts à se déchaîner à la moindre approche d’âme venant du dehors. Impossible de pénétrer en l’antre de la pièce avec une telle garde rapprochée, la consigne donnée à l’employée parlait bien de l’entrée intérieure.

Monde, joli monde, que ton ami le destin fasse tourner ses dés en un tableau favorable afin d’enfin nourrir l’enfant que tu chéris tant. Que ton esprit immortel creuse une solution dans l’attente de ce jet chanceux.

ft.  Amaterasu Shiranui
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Amaterasu Shiranui
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Jeu 22 Mar - 17:39

FOOD!


Okami Soundtrack - Sparrow's Inn


C'était une belle journée qui commençait! Enfin je veux dire, tout le monde se plaint de la chaleur, se plaint de tout en général mais pourquoi ne pas juste se dire que c'est une chaude journée? ... Non je rigole, il fais beaucoup trop chaud. Eh oh, je suis peut-être une déesse mais je ne suis pas non plus immunisée à quoi que ce soit en général hein! Sauf que là, même moi, j'ai un peu chaud. Pour dire à quel point je plains les autres actuellement. Nous ne sommes pas censés entrer dans une erres glacière dans quelques temps? Ou c'est juste moi qui ait délirer sur les dates?

Enfin bref, nous y voilà, la pause déjeuné... La pause déjeuné que j'ai actuellement passé en cours. Eh oui, jeunes amis, j'avais avertie le professeur que je pourrai être présente pour des raisons de déesse. Elle m'a cru et m'a donné un cours en avance. En fait, c'était vraiment parce qu'il faisait vraiment trop chaud. Terminer les cours plus tôt me permet d'être tranquille le reste de la journée. Eh eh! Au moins, je pourrai manger plus tard, sans avoir toutes les bousculades habituelles!

Je laissais donc tranquillement les élèves aller en cours alors que moi j'en sortais. Il fallait que j'attende un peu les derniers à partir, je voulais vraiment être tranquille! Du coup, je suis allée à l'extérieur. Pas loin, il y avait un lac, plein d'eau froide uniquement pour moi! Ahhh ça fait du bien d'être une déesse parfois! J'étais juste ... Bien.

Je finis par avoir faim. Ah ben j'étais juste derrière la cafétéria! Sympa!... Mais...? Qui est ce loup blanc? Il est tellement beau!! Ces yeux bleus ! J'ai tellement envie de lui faire des papouilles! Cependant, je reste une déesse, pas un gens invincible qui fait n'importe quoi dans son coin. Je m'avance poliment histoire de savoir si ya pas moyen qui me laisse passer... Bon eh bien, c'est mort!

Pff, pourquoi ne pas me laissez passer comme ça? Il m'oblige à faire le tour! J'ai faimmmm!

Le tour de fait, je finis par entrer dans la fabuleuse cafétéria... Tiens? Il y a quelqu'un? Il semble qu'il y ait une elfe que je n'avais jamais vu ici qui se trouve par terre vers les panneaux qui indiquent les plats proposé aujourd'hui. Elle semble jouer avec une pièce. Enfin, de la regarder bizarrement, comme si elle savait pas quoi en faire. Bon... On va d'abord regarder ce qu'il y a comme plat d'abord... Mouais, rien de bien super! Enfin, cela plaira quand même à mon ventre qui en a juste assez d'attendre!

-Salut! Tu sais s'il y a quelqu'un ici? Ou on peut se servir directement dans le frigo? Dis-je en rigolant



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Syria Wings
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Sam 24 Mar - 14:20
Deux créatures divines de la nature peuvent-elles se lier ?
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Monde, joli monde, enthousiaste-toi de cette écrasante chaleur régissant ton corps infini où des millions d'âmes gémissent de leurs gorges assoiffées alors que les rayons divins d'Apollon traversent leurs peaux si fragiles. Régale-toi de ces soupirs langoureux au constat des gouttes de sueur collant leur épiderme dans un dessin d'horreur. Dévore les lentes suppliques de prières sournoises pour une météo plus clémente en cette journée caniculaire de printemps avant de repousser leurs vœux d'une simple pensée. Pourquoi faciliter l'existence des êtres voulant régir ta création alors que la vie la plus pure qui soit à tes yeux éternels comblera à jamais ton cœur immortel ?

Admire ses longs cheveux couleur de neige seulement ornés d'une étoile à quatre branche et d'une délicate rose immaculée retenant sa légère tresse coiffé sur le haut de son crâne. Vante toi auprès de tes compagnes et compagnons de tous les panthéons pour décrire sa robe au tissu si léger qu'il frôle à peine sa peau halée par les bons soins du maître du soleil. Apaise toi de cette douce aura suintée de mille innocence baignant autour d'elle dans une magnifique personnification de la candeur.

Noie-toi devant son troublant regard se perdant dans la contemplation des signes anglophones alors que ses connaissances soufflent leurs difficultés à en appréhender la définition. Comprends combien les modes de vie terrienne diffèrent de la sienne alors qu'elle s'assoit à même le sol dans une attente improbable. Son esprit valsant sur une musique d'incompréhension, quelques cercles d'argent ou d'or s'échappent d'entre ses doigts fins pour rouler par terre en un doux chant métallique.  

À ses côtés, un majestueux renard pose fièrement, ses yeux océan parcourant les lieux avec attention comme dans l'attente d'un éventuel danger. Sur son épaule gauche, un chaton au pelage d'argent s'accroche paresseusement, ses petits yeux encore embrumés de sommeil. De dos à la porte reliée à l'intérieur du bâtiment, la jeune femme tente de déchiffrer les affiches se targuant de mille saveurs et de noms de plats inconnus au bataillon alors que ses mains tiennent les ronds colorés en un symbole d'incompréhension.

Se rappelant à son souvenir, les propos de sa protectrice claquent en une musique rassurante alors qu'elle lui promet s'être assurée de l'aide de l'employée principale de la cafétéria pour lui permettre de se nourrir sans affronter la masse grouillante de la foule étudiante si terrifiante à son âme. Lui confiant quelques objets nommés "pièces", la promesse que la femme alliée lui expliquera tout ce dont elle aurait besoin de savoir résonne encore à ses pensées apeurées.

Sous le soleil accablant, une étrange réunion animale s'amasse devant la porte extérieure. Posé en chef du groupe, un magnifique loup blanc aux pupilles d'azur est assis alors qu'une aura oscillant entre la menace et le pouvoir baigne autour de lui. Les rares âmes croisant son regard s'en échappent aussitôt, sachant parfaitement reconnaître la monstrueuse puissance s'en dégageant en dépit de la clarté de ses pupilles si attrayantes.

Une fine silhouette s'avance avec un semblant de politesse avant d'être littéralement rejetée par les grognements du carnivore des forêts. Pourtant, une forme de respect scintille entre les crocs luisants du canidé. Si son instinct lui souffle de grogner avec ardeur, sa fureur habituelle à toute tentatives d'approche s'appauvrit en sa présence. Pourquoi est-il poursuivi par l'étrange sensation de lui être lié alors qu'elle traverse brièvement sa vie pour la première fois ?

L'ombre aux cheveux aussi blancs que sa maîtresse s'éloigne  et sa loyauté animale reprend le dessus. Nulle âme parmi les diverses vies mammifères ou à plumes n'osent contester sa splendide autorité suintant dans le moindre recoin de ses poils de neige. Un simple regard suffit pour que tous et toutes se mobilisent avec véhémence dans leur mission. Les sentinelles veillent ardemment alors que les corps puissants contractent doucement leurs muscles en cas d'attaque imminente.

Au sein du bâtiment, la canicule écrasante ne gagne pas autant en pouvoir que sur le monde extérieur mais la chaleur y règne désormais en maîtresse absolue alors que la fraîcheur se bat avec mille courage pour laisser suinter quelques traces sur son passage. La porte de la cafétéria s'ouvre en une valse de discrétion que l'âme ne s'y engouffre avec impatience. Le majestueux renard a tout juste le temps de se retourner que déjà l'exubérance terrienne éclate en des mots joyeux.

-Salut ! Tu sais s'il y a quelqu'un ici ? Ou on peut se servir directement dans le frigo?

Les muscles de la jeune femme de dos se figent soudainement en une contraction dévorante alors que tout son corps émet un vif sursaut des plus douloureux. Ses poumons brûlent d'un brasier de peur inflammable alors que sa respiration s'emballe en des inspirations et expirations affligeantes de mille tortures. Ses yeux mi-clos impossibles à percevoir s'écarquillent violemment avant de se fermer en une obscurité volontaire. Son cœur tressaute en une valse infernale orchestrée par le Diable lui-même alors que chacun de ses battements manque de lui arracher la poitrine en une cascade de sang divin.

Instinctivement, le superbe canidé roux retrousse ses babines en un tableau de menaces alors que des grognements dignes de l'Enfer s'échappent de sa gorge en concert avec les lourds grondements résonnant soudainement à l'extérieur. La pièce s'emplit d'une lourde atmosphère un dessin effrayant. Des grattements puissants sonnent en écho sur la porte donnant sur le parc comme torturée par les griffes surpuissantes d'un animal à la force incommensurable.  

Le corps immaculé se lève dans la seconde tandis que les cercles métalliques tombent d'entre ses mains pour claquer sur le sol en une musique ridicule comparée au concerto des deux canidés. Les jambes fines dansent en une salsa de panique avant de s'écrouler derrière le large comptoir couleur d'argent.

L'équilibre précipitamment précaire du chaton se brise alors que sa maîtresse entre en une violente crise d'angoisse. Son petit corps s'envole avant d'atterrir souplement sur le dos du renard protecteur. Sautant prestement sur le sol, le bébé chat se pose aux côtés de son compagnon roux en un semblant de menaces, le dos arqué en un symbole de colère alors que des feulements furieux se mêlent à des miaulements se voulant avertisseurs.

Une cacophonie de tous les diables éclate brusquement vers la porte extérieure alors que ses gonds cèdent sous la force destructrice d'un tableau aux mille dangers. Son pelage de neige rejetant toute poussière qui oserait tenter de s'y infiltrer, le loup s'avance tandis que ses crocs luisent d'intimidation devant l'étrangère ayant eu le culot de pénétrer en ces lieux sacrés protégés par leur simple présence ! Si son instinct lui murmure de prendre garde et que son cœur s'oppresse d'une sensation désagréable, son amour loyal le pousse à protéger celle qu'il adore par dessus-tout. Ses pas se veulent lents comme provocateurs et annonciateurs d'un attaque imminente au moindre mouvement suspect de la part de la silhouette inconnue. Suivi de la masse de ses ami.e.s à poils ou à plumes, le groupe formerait un tableau presque idyllique de sérénité si la puissante aura du loup ne s'échappait pas en une valse de fureur instinctive.

Alors que le chef au pelage de neige s'impose avec toute sa majesté, le délicat renard file derrière le comptoir où est allongée l'adolescente aux yeux clos et à la respiration silencieuse. Passant son crâne entre ses doigts délicats, il lui lèche tendrement le visage avant que le chaton ne le suive dans son remède salvateur. Laissant le bébé s'affairer aux bons soins de la jeune femme en état de panique, le canidé vient se positionner avec audaces au devant de son collège loup.

Un échange de grondements s'en suit en un concert inimaginable. Le carnivore blanc grogne ardemment alors que son compagnon roux glapit avec le calme propre à sa race comme le veulent les légendes courant sur son compte le décrivant comme un animal patient et rusé. Dans un dernier semblant d'aboiement rageur, le premier se dirige vers la petite être apeurée pour la couvrir de son amour à grands renforts de caresses sous ses doigts fins et de léchouilles tendres.

Surveillant du coin de l'œil son compagnon autoritaire, le renard s'en détourne pour centrer son attention sur l'inconnue. Ses yeux aussi océan que son ami canidé détaillent sa cascade de cheveux immaculés, ses grands yeux sanguins, sa peau pâle et ses délicates lèvres rosées. Son regard expert attrape sa tenue traditionnelle des adolescentes du coin avec son jean's foncé, son tee-shirt uni et ses ballerines toutes simples. La forme particulière de ses hanches et de son visage éveille son intelligence alors que ses connaissances s'illuminent d'une certitude : elle fait partie de leur monde animal d'une façon ou d'une autre !

Inclinant son corps en un dessin de révérence respectueuse, il est aussitôt imité par ses compagnons et compagnes mammifères ou oiseaux à l'exception de l'orgueilleux loup toujours parqué derrière le comptoir se contentant d'un grognement réprobateur. Il est vrai qu'il a eu une forme de respect à l'égard de l'étrange tout à l'heure mais en osant s'approcher de leur maîtresse, elle a changé la donne à ses yeux océan brillant de volontés.  Tranquillement assis sur le sol, le renard relève le haut de son corps avant que des sons compréhensibles ne s'échappent de sa gorge en un phénomène flirtant entre l'extraordinaire et la terreur.

- Excusez ce désordre, Milady. Mon ami loup est un peu trop impulsif et en oublie ses bonnes manières.

Comme comprenant les termes anglophones prononcés avec le plus parfait des accents, le canidé concerné répond par un grognement furieux à le croire vexé par la remarque de son compagnon. Poussant un léger glapissement amusé comme habitué à ces formes de remontrances, le superbe animal roux reprend son discours avec aisance à penser que rien ne s'est passé et qu'il est parfaitement normal qu'un animal, aussi intelligent soit-il, puisse converser ainsi !

- Ma maîtresse m'ayant octroyé le don de paroles, je me confonds tout d'abord en excuses pour mon comportement si peu honorable à mon égard lors de votre entrée !

Comme désireux d'une réelle sincérité à obtenir le pardon de l'inconnue aux cheveux blancs, le canidé s'incline de nouveau devant elle avec mille respects sous le léger grondement à la fois réprobateur et moqueur de son ami loup toujours allongé aux côtés de l'adolescente aux pupilles fermées. Le rusé animal relève doucement ses tendres yeux océans en direction de l'étrangère avant que ses mots révérencieux ne résonnent avec majesté.

- Avant de tout vous expliquer quant à ce désordre surréaliste, permettez-moi de nous présenter dans les règles de l'art. Mon nom est Rouky, mon exubérant compagnon s'appelle Croc-Blanc alors que le chaton se fait surnommer Berlioz, nous sommes les trois principaux protecteurs de la jeune femme cachée derrière ce comptoir. Veuillez excuser sa réaction ayant engendré ce capharnaüm mais notre maîtresse craint la foule humaine et les autres par dessous-tout si bien que votre simple entrée l'a plongée en une vive crise d'angoisse. Pendant qu'elle se calme petit à petit, pouvons-nous savoir à qui nous avons l'honneur, Milady ? Je sens en vous quelque chose propre aux races animales mais je n'ai pas le pouvoir de connaitre votre nom sans votre aide.

La politesse exquise du renard s'associe à merveilles avec son côté ancienne noblesse dont sa race se pare naturellement. Si son régime alimentaire se porte parfois sur la viande, son caractère prédateur ne se dévoile que très rarement au sein de la nature si bien qu'il est aisé de se noyer dans ses paroles ou son aura incitant au calme à contrario de celle orageuse de son ami canidé.

Portant le nom d'un célèbre héros de dessin-animé affilié au génie humain Disney, ceux de ses deux amis cités peuvent éveiller des souvenirs aux esprits illuminés de connaissances. Le loup rappelle sans aucun doute le populaire roman patronyme de Jack London alors que le bébé chat est pareil à l'un des chatons "Aristochats"  de l'immortel long-métrage du même nom.  Si tous et toutes portent des prénoms semblables à des héros ou héroïnes de la littérature ou du cinéma,  les connaissances de leur maîtresse doivent exceller en ces domaines ou bien s'agit-il d'une inquiétante coïncidence ?

Bien qu'apparemment victime d'une attaque de panique, la jeune femme semble détentrice d'un pouvoir dépassant toutes les imaginations et esprits retors refusant la moindre touche de fantaisie dans leur vie cadrée sur le rationnel et la vraisemblance. Capable de donner des capacités humaines à des animaux et de s'assurer de leur indéniable loyauté à son égard, quels autres mystères cache l'étrange adolescente aux yeux clos ? Qui est-elle réellement ?

Monde, joli monde, retiens ton souffle alors que la vérité se profile à ton esprit éternel aux infinies connaissances. Toi seul sait qui elle est et quelle identité se dissimule derrière l'étrangère mais comment le faire parvenir à ton enfant chérie sans embraser son angoisse de plus belle. Que le destin s'en mêle...Les dés sont jetés...

ft.  Amaterasu Shiranui
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Amaterasu Shiranui
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Ven 11 Mai - 11:00

FOOD!


Okami Soundtrack - Sparrow's Inn


De base, je voulais juste manger. C'était là ma seule pensée puisque manger est légèrement vital pour moi. Je ne sais pas si on le remarque assez facilement mais c'est assez cool de manger. Surtout pour survivre, il faut manger. Bref, j'étais juste entrer dans la cafétéria histoire d'y trouver des denrées à me mettre sous la dent... Et je trouve quoi? Un flot de grognement par des animaux... DES ANIMAUX! Oui, moi, Déesse de la nature et des animaux, je me fais grogner dessus tel une malpropre par ma propre famille!

Au début, j'étais juste abasourdie. J'avais sérieusement juste poser une question. Ensuite, le loup qui a failli vraiment péter la porte et le renard qui pensait sûrement à autre chose (ces animaux qui sont censé être SI intelligent, pas fichu donc de voir que je ne suis pas une menace donc)... Et le plus amusant limite c'était le chaton... Ils se pensent effrayant là avec leur grognement? Si je le voulais vraiment, ils pourraient mourir sur le champ. Cela me fera mal ensuite vu que j'aurai moi même ôté la vie à quelqu'un mais je l'avoue, je ne suis pas si idiote. Mais ensuite, au fil des minutes qui passe, des grognements qui ne cessaient pas... Mon amusement a fait doucement place à de la colère.

-Alors... Je ne veux pas vous vexer... Mais j'ai juste P*tain de faim!

Les courants d'airs s'étaient légèrement accentué à cause des portes ouverte mais aussi de mon énervement. J'avais pas plus froid mais ils devaient le sentir, ces petits êtres. Ces mêmes petits êtres que je suis censée protéger comme la nature. Comme quoi, on nous les rend bien quand on rend service ça donne envie! L'ironie est palpable?

En plus quoi? Ma forme divine, les animaux la voient, tout ceux qui ne sont pas humains la voient donc y comprit la demoiselle. Comment ils font sincèrement pour ne pas la voir? Comment ils font pour pas voir ma queue et mes oreilles de loup? Rien que ça je me pose sincèrement la question. Le renard finit par se prononcer. Tiens... Il parle comme un humain. Donc ça voudrait dire que la fille lui a donné cette possibilité? OK, il confirme ma théorie. Bon, on va dire qu'il sait parler, mais cela ne veut pas dire que je suis calmée pour autant.

-Alors... Disons déjà merci pour cette accueil, nous allons dire que je suis plus que mépriser même par les êtres qui me sont le plus chère. Ensuite, je veux bien qu'elle fasse des crises d'angoisses tout ça, cependant, tout ce cirques n'a qu'assez duré. Je suis Amaterasu, Déesse des animaux et de la nature. Alors oui, une part animal, j'en ai une et à part m'énerver, vous n'avez pas réussi à grand chose avec vos grognements! RESPIRE UN COUP AMA, RESPIRE. RESPIRE, INSPIRE Bref, pas la peine d'utiliser ta capacité à parler anglais, les animaux je les comprends. J'en suis un peu une représentation au cieux. Ce que j'arrive toujours pas à comprendre par contre, c'est comment vous ne m'avez pas reconnu? Même en étant protecteur auprès de quelqu'un, tout les animaux ont au moins le tic de comprendre rapidement qui je suis. Déjà Croc-blanc... Petit, te moquer de ton ami ne te rendra pas plus intelligent, surtout quand c'est juste pour faire usage de la force. Face à moi tu ne vaux pas grand chose. ... Bon.

Je reprend une autre bouffée d'air. Cela fait du bien de se vider le sac

-On va dire que je vais prendre votre agression comme un avertissement contre ce que je pense comme acquis et que je ne suis clairement pas assez connu. Puis-je savoir maintenant le nom de la demoiselle caché derrière le comptoir?

Le vent s'est légèrement calmé, ma colère avec. Il vaut mieux de toute façon.

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Sam 12 Mai - 20:28
Deux créatures divines de la nature peuvent-elles se lier ?
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Monde, joli monde, que tes yeux éternels se lèvent sur ta création du ciel en serrant tes poings invisibles alors que la rage flamboyante court sur ton cœur immortel. Toi qui côtoies des dieux et des déesses par milliers au sein de tous les panthéons humains, ton âme peine à souffrir celle dédiée aux animaux et à la nature selon une énième croyance terrienne. Quel père protecteur ne dirait-pas préférer sa fille spirituelle à ce poste bien qu'elle n'en ait reçu aucun titre officiel de canonisation divine ? Que ton âme se rassure de pencher du côté de la douceur et de l'innocence que de la brusque arrogance dont la divinité animale fait preuve en cet instant.

Tu reconnaîtrais ces cheveux blancs mélangé à ce regard incendiaire entre mille. Sa tenue de kimono ne dissimule en rien ses oreilles pareilles à celles d'un félin et sa longue queue soyeuse s'échappant entre le fin tissu. Sa grimace naissante alors que les grognements réprobateurs résonnent au sein de la cafétéria t'arrache un énième soupir. Son âme divine ne perçoit pas l'incroyable loyauté se dégageant de la faune aux crocs étincelants, elle s'arroge le droit au choc et au mépris comme si tous les animaux de ta création devaient instantanément l'aduler et s'incliner alors que leur intelligence nie toutes traces de religion au sein de leurs existences.  

Comment des animaux si protecteurs envers celle qu'ils ont choisi pourraient-ils avoir une quelconque connaissance d'une supposée déesse leur étant lié alors que les croyances de ce genre n'existent pas dans leurs vies ? Leurs yeux perçoivent une potentielle menace envers la jeune femme si chère à leurs cœurs et leur instinct leur crie de lui apporter mille protections sans hésitation. Ton ressenti éternel attrape le vif mépris de la déesse à l'égard du renard incapable de lui accorder le statut qu'elle désire tant en dépit de son intelligence remarquable sur le terrain de la faune.  Son arrogance envers le chaton et les grognements qu'elle pourrait calmer à coups de massacres puérils manque de te faire extirper de tes gonds et il te faut toute ta volonté pour t'octroyer un retour à l'apaisement. Hélas, ton répit est de courte durée à l'annonce colérique de l'être divine.  

-Alors... Je ne veux pas vous vexer... Mais j'ai juste P*tain de faim !

Monde, joli monde, que ta fureur est des plus palpables en cette seconde alors que ton aura enflammée s'échappe en un tsunami de rage. Toutes les forces réunies de tous les panthéons ne suffiront jamais à te contenir si jamais tu te décides à intervenir en dépit des lois éternelles régissant tes créations.

Au sein de la cafétéria, le renard et le chaton se contentent de hausser légèrement un sourcil face à la soudaine vulgarité de l'inconnue à leurs âmes. Le loup blanc serre les crocs alors que ses muscles se tendent de plus belle comme par instinct. Une bouillonnante sensation meurtrière meurtrie chacun de ses os alors que le goût du sang revient soudainement à ses dents tranchantes. La suite des propos de l'étrangère ne fait qu’entraîner le canidé dans sa chute vers la sauvagerie

--Alors... Disons déjà merci pour cette accueil, nous allons dire que je suis plus que méprisée même par les êtres qui me sont le plus chère. Ensuite, je veux bien qu'elle fasse des crises d'angoisses tout ça, cependant, tout ce cirque n'a qu'assez duré. Je suis Amaterasu, Déesse des animaux et de la nature. Alors oui, une part animal, j'en ai une et à part m'énerver, vous n'avez pas réussi à grand chose avec vos grognements !  Bref, pas la peine d'utiliser ta capacité à parler anglais, les animaux je les comprends. J'en suis un peu une représentation au cieux. Ce que j'arrive toujours pas à comprendre par contre, c'est comment vous ne m'avez pas reconnue ? Même en étant protecteur auprès de quelqu'un, tout les animaux ont au moins le tic de comprendre rapidement qui je suis. Déjà Croc-blanc... Petit, te moquer de ton ami ne te rendra pas plus intelligent, surtout quand c'est juste pour faire usage de la force. Face à moi tu ne vaux pas grand chose. ... Bon. On va dire que je vais prendre votre agression comme un avertissement contre ce que je pense comme acquis et que je ne suis clairement pas assez connue. Puis-je savoir maintenant le nom de la demoiselle cachée derrière le comptoir ?

Les yeux bleu océan du loup au nom éponyme du roman de Jack London s'affinent en une ligne aux mille dangers. Ses griffes étincellent sur le sol et ses muscles tendus basculent dans l'ardent désir d'attaquer la prénommée Amaterasu quitte à y laisser sa vie si c'est pour celle qu'il adore par dessus-tout. En moins d'une seconde, toute la scène aurait pu basculer dans la pure sauvagerie si un léger bruit derrière le comptoir n'avait pas attrapé son attention animale.

L'une de ses petites mains fortement accrochée au bois et redressée sur ses jambes tremblantes, la jeune femme à la chevelure immaculée tend ses doigts encore libres en direction du canidé en proie à la rage. Si ses yeux clos ne peuvent attraper la réalité de la scène, ses caresses apaisantes amènent instantanément le canidé au calme. Grognant d'approbation, sa tête se tortille sous ses douces phalanges comme en quête d'autres traces d'affection.
S'agenouillant devant son familier, l'adolescente laisse ses doigts bouger devant son regard couleur du ciel sans que ses propres iris ne daignent s'ouvrir sur le monde. Comme compréhensible de son langage signé mystérieux, le roi de la forêt semble hocher le museau avant d'acquiescer par un semblant de jappement plus sauvage que celui d'un chien domestiqué.

Sans que ses poils roux ne se soient dressés au discours méprisant de la supposée déesse, le renard reste fidèle à son caractère calme alors que ses prunelles océans plongent dans le regard sanguin de son interlocutrice.

- Nous ne vous méprisons aucunement, Milady, nous ne faisons que défendre celle qui nous est chère et cela suffit aux gens pour les inciter à laisser en paix notre maîtresse. Pourquoi  nous ne vous avons pas reconnue ? C'est très simple, Milady Amaterasu...Le panthéon que vous représentez en tant que déesse est un croyance destinée aux êtres humains et humaines ou aux créatures humanoïdes....Les animaux ne vivent avec aucune religion ni aucune foi. Pourquoi devrions-nous reconnaître une personne inconnue à nos mœurs dites athéistes ? Nous agissons par instinct, les croyances n'ont rien à faire dans nos vies. Nous avons juste reconnu une part animale en vous de par notre instinct mais certainement pas un côté divin ou religieux puisque nous ne vivons pas avec ça. Les êtres qui vénèrent votre panthéon peuvent vous reconnaître, pas nous. Quant à mon ami Croc-Blanc, il se moque de perdre la vie face à vous si c'est pour défendre notre maîtresse. Elle n'est pas déesse ou je ne sais quoi d'autres de religieux mais nous avons tous et toutes choisi de la protéger et de l'accompagner. Nos instinct et nos cœurs nous disent de l'aimer, ça nous suffit amplement.

La sagesse du renard transperce à chacun de ses mots sans qu'aucune once de mépris ne vienne percer ses mots doux. Ses explications claires et lavées de toutes méchancetés devraient apporter leur part d'éclaircissement aux interrogations de la représentante religieuse.  Un semblant de sourire infiniment heureux étire son visage roux alors que la jeune femme aux yeux clos s'approche de lui pour lui octroyer mille caresses apaisantes pendant que son dos s'arque en un signe de réclamation supplémentaire. L'adolescente s'agenouille devant lui avant que ses doigts ne s'agitent de nouveau en un dessin inconnu mais ô combien compréhensif pour le canidé. Un tendre rictus étirant ses lèvres rosées, la lycéenne dépose un doux baiser sur la tête de son familier avec un amour infini.

Le chaton posé sur son épaule droite, la fillette s'incline légèrement devant son interlocutrice sans que ses yeux ne veuillent s'ouvrir sur le monde. Ses longs cheveux couleur de neige contrastent magnifiquement avec la pierre d'émeraude précieuse accrochée à son cou. Sa longue robe blanche au tissu dentelle violacé souligne à merveille ses formes généreuses et sa taille de guêpe tandis qu'une étoile à quatre branches et une rose immaculée occupent quelques mèches enneigées avec mille candeurs. Ses joues naturellement halées par le soleil  prennent une douce teinte rougeâtre de timidité alors qu'elle relève lentement la tête, les iris éternellement clos. Si de légers tremblements agitent encore ses jambes frêles, elle demeure debout avec une stabilité étonnante en dépit de la terreur lui nouant les entrailles. Ses légers frissons, sa respiration silencieuse mais remplie de tortures affligeantes, son rythme cardiaque endiablé : tout en elle transpire son angoisse à l'idée de sa proximité physique avec une personne bien qu'elle ait conservé une large distance entre leurs deux corps. Ses petits doigts s'agitent et dansent avec émerveillement alors qu'une voix puérile aux syllabes légèrement écorchées résonne poliment sans que ses lèvres ne s'entrouvrent.

-Bonzouw Malame Amatewachu...Pawdon pou che bazaw...Paw chouchis n'anonymat, Sisi peut pas liwe chon vwai nom...Vous pouvez liwe Sisi...Pou manzer, Sisi devait n'attendwe n'une lame mais n'est pas venue...et Sisi chait pas faiwe navec le......Sisi n'a n'oublié le mot...le cha ? (Bonjour Madame Amaterasu...Pardon pour ce bazar...Par soucis d'anonymat, Sisi ne peut pas dire son vrai nom...Vous pouvez dire Sisi...Pour manger, Sisi devait attendre une dame mais elle n'est pas venue...et Sisi ne sait pas faire avec le...Sisi a oublié le nom...le ça ?)

La petite main droite ramasse rapidement les cercles de métal argentés qu'elle montre à la jeune femme divine pour palier à sa légère ignorance du système des diverses monnaies. Ses signes cessent de dessiner avec agilité dans l'atmosphère sans que jamais sa bouche ne se soit ouverte dans un mutisme parfait. Son anglais signé et traduit magiquement est quelque peu éraflé sur diverses lettres. Il semblerait que tous les sons [R] deviennent des [W] quand le [S] est délaissé au profit du [CH] et qu'il arrive au [D] d'être éjecté pour son lointain compagnon du [L] alors que la négation s'interpose de temps à autre sans y être réellement invité dans une entrée forcée du [N] sur certains débuts de mots. Si sa langue anglaise magique est loin d'être parfaite, elle reste compréhensible aux esprits ouverts et divins. Mais si elle s'exprime autrement, qu'est qui a justifié la chute de l'adolescente dans l'infini monde du silence ?

Néanmoins, deux autres mystères entourent son aura baignant dans l'innocence la plus pure. Si elle signe avec toutes ses possibles connaissances, elle parait incapable de se désigner elle-même à la première personne du singulier. Sa candeur est trop flagrante pour que les intelligences vives puissent penser à de la vantardise puant l'arrogance. Non, c'est autre chose...c'est comme si elle niait sa propre existence et son identité au profit d'un surnom, à croire qu'une âme malintentionné ait tout fait pour la plonger dans les abimes du désespoir et de la destruction de l'estime de soi. Parlant d'elle par la venue régulière d'un tendre sobriquet, elle se dit couverte par les vertus de l'anonymat.

Quelles énigmes murent sa vie pour que de tels mesures de protection soient instaurées à son égard ? Personnification de l'innocence et de la pureté, aucune once de méchanceté et de mépris ne se dégage d'elle alors qu'a t-elle vu ou vécu pour bénéficier d'un droit au secret ? Ses yeux clos et ses doigts dansants pourront-ils seulement dévoiler un infime monceau de réponse ? Monde, joli monde, seul toi a les dés du destin en main, à toi de lancer...

ft.  Amaterasu Shiranui
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